MOUVEMENT DE LA SOCİÉTÉ DÉMOCRATİQUE

CENTRE DES RELATİONS DİPLOMATİQUES

 

(NAVENDA TÊKILIYÊN DÎPLOMASÎ YA TEVGERA CIVAKA DEMOKRATÎK)

Bulletin français

28 Juin – 04 Juillet

 

Adresse De Contact: 
Email: tevdeminfo@gmail.comTwitter: @info_tev
Facebook: PDR Tev-Dem
WhatsApp: 00963-996 275573

 

 

28/06/2018

Lafarge en Syrie : le cimentier mis en examen pour «complicité de crimes contre l’humanité»

L’usine Lafarge en Syrie, à Jalabiya, le 19 février. Photo Delil Souleiman. AFP

Convoquée en tant que personne morale ce jeudi, l’entreprise est poursuivie pour financement du terrorisme, mise en danger de la vie d’autrui et complicité de crimes contre l’humanité.

La décision est historique tant il est rare qu’une des plus grandes entreprises françaises soit poursuivie par la justice pour ses activités à l’étranger. Ce jeudi, la société Lafarge a été mise en examen, en tant que personne morale, dans le cadre de l’affaire syrienne. La multinationale – qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim – est mise en cause pour avoir financé plusieurs groupes armés, dont l’Etat islamique, dans le but de maintenir son activité en Syrie pendant la guerre. Les magistrats ont retenu contre le cimentier les infractions de violation d’un embargo, financement d’une entreprise terroriste, mise en danger de la vie d’autrui, et complicité de crimes contre l’humanité. La multinationale est également soumise à un contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d’euros. Si les trois premiers chefs d’accusation étaient attendus, la complicité de crimes contre l’humanité tombe comme un coup de tonnerre. C’est la première fois qu’une société doit répondre d’une telle accusation. Ses avocats ont annoncé son intention de faire appel.

Pour l’ONG Sherpa, qui s’est constituée partie civile et défend onze anciens salariés syriens, cette mise en examen de Lafarge pour complicité de crimes contre l’humanité, « marque un pas décisif dans la lutte contre l’impunité des multinationales opérant dans des zones de conflits armés ». C’est une nouvelle victoire de taille pour l’association qui avait produit une note juridique en ce sens en mai dernier et dont la plainte était à l’origine de l’ouverture de l’information judiciaire en juin 2017.

Depuis, la liste des anciens dirigeants de Lafarge poursuivis s’allonge chaque mois. Huit cadres de la société, dont deux ex-PDG, sont mis en examen pour financement du terrorisme ou mise en danger de la vie d’autrui. De son côté, la société avait entamé un début de mea culpa en reconnaissant dans des communiqués que des « erreurs » avaient été commises à la suite d’un audit interne.

« Racket »

Les enquêteurs sont pour l’instant parvenus à identifier trois types de flux financiers distincts entre le cimentier et les groupes armés, dont le montant total a été estimé lors de l’audit interne à 13 millions d’euros. Pour continuer à faire tourner son usine en pleine guerre, Lafarge met en place un système de versement d’argent aux groupes armés en 2012 pour franchir les check-points. Ce que les anciens dirigeants mis en cause considèrent être un simple « racket » de leur entreprise, évoquant des « donations » dans leurs échanges par mail à l’époque. Pendant deux ans, ce montage va s’étendre à plusieurs entités différentes, dont l’Etat islamique et Jabhat al-Nosra, groupe affilié à al-Qaida. Lafarge va également intégrer dans ses prix de vente la taxe prélevée à ses clients par le groupe terroriste. Enfin, la société a acheté des matières premières (gypse, pouzzolane…) à des fournisseurs liés à l’Etat islamique et dans des carrières contrôlées par l’organisation terroriste.

Désormais, les magistrats creusent pour déterminer si Lafarge a également vendu directement du ciment à l’Etat islamique qui, au fil des mois, a renforcé son emprise tout autour de l’usine. Alors que le site syrien est aux mains du groupe terroriste depuis septembre 2014, le « gestionnaire des risques » de Lafarge dans le pays, Ahmad Jaloudi, en lien avec les groupes armés, informe son supérieur de la volonté du groupe terroriste d’acheter 150 000 tonnes de ciment en décembre de la même année. « L’Etat islamique cherche des distributeurs en Syrie comme les nôtres », indique-t-il. Un volume énorme pour d’autres petites cimenteries de la région, mais qui correspondrait sans difficulté aux capacités de production de Lafarge. La juge d’instruction Charlotte Bilger a abondamment questionné les différents mis en examen à propos de cet éventuel quatrième flux financier entre Lafarge et l’Etat islamique. Sûrement le plus sensible.

Rôle ambigu

Le rôle de la multinationale dans l’instruction a jusque-là été particulièrement ambigu. Le rapport d’audit, interne à Lafarge, réalisé par le cabinet américain Baker McKenzie, avait contribué à dresser un premier tableau de la réalité des infractions poursuivies. Mais depuis le début de l’enquête judiciaire, Lafarge, par l’intermédiaire de ses avocats du cabinet Darrois, n’a pas totalement joué la transparence. Quitte à manœuvrer pour ralentir le travail des douaniers et des magistrats. L’avocat Christophe Ingrain a par exemple tenté de ne transmettre qu’une partie de l’audit aux magistrats à l’été 2017.

Un procès-verbal des enquêteurs détaille aussi les conditions de la perquisition au siège parisien de Lafarge, en novembre 2017. Sur place, les douaniers décrivent « un climat de tension permanente » et « une situation de conflit larvé ». Causé par les avocats de la société, qui ont « sciemment conseillé leurs clients pour que les opérations soient perturbées, s’étirent inutilement dans le temps et obscurcissent la lucidité des enquêteurs par des contestations ou discussions sur des futilités ». Les douaniers vont jusqu’à parler d’un « comportement inacceptable de certains d’entre eux » et d’une « entrave délibérée des conseils de la société ».

Manœuvres dilatoires

L’audition du représentant légal de la multinationale avait aussi connu une première embûche au début du mois, laissant penser que le cimentier tentait des manœuvres dilatoires pour repousser sa mise en examen. Initialement prévue le 5 juin,

la convocation de Lafarge SA avait dû être reportée à la dernière minute, après la démission en chaîne de ses responsables, visiblement apeurés à l’idée de figurer dans la procédure, alors qu’ils ne sont pas mis en cause en leur nom propre.

www.liberation.com

 

29/06/2018

Le Conseil démocratique syrien appelle la Turquie à rendre des comptes pour crimes de guerre

Manifestation de soutien à Afrin le 3 février 2018 à Paris. Droits réservés

Le Conseil démocratique syrien (CDS) a violemment critiqué les Nations-Unies aujourd’hui pour ne pas avoir su répondre à la crise humanitaire à Afrin.  Il affirme par ailleurs que la Turquie s’est rendue coupable de crimes de guerre dans la région.

Le CDS est l’aile politique des Forces démocratiques syriennes (FDS), fer de lance de la lutte contre la sanglante organisation État islamique dans le nord de la Syrie. Il a fustigé le rapport de l’envoyé spécial des Nations-Unies, Staffan de Mistura, pour ses « affirmations grossièrement erronées concernant la situation à Afrin ».

Durant une séance publique du Conseil de sécurité des Nations-Unies ce mercredi, M. de Mistura a présenté un rapport détaillant les derniers développements en Syrie en soulignant l’appel du Comité syrien (opposition) basé à Sotchi (Russie) pour une nouvelle Constitution en Syrie.

Le Conseil démocratique syrien a rejeté la version de la crise humanitaire à Afrin telle que présentée, dans laquelle l’envoyé spécial des Nations-Unies affirme que la Turquie a fait de « grands efforts » pour assurer la paix et la sécurité. 5000 personnes déplacées depuis l’invasion et l’occupation illégale de la région par Ankara débutée en janvier seraient ainsi rentrées chez elles.

Les officiels du CDS ont ajouté que le rapport présenté ne montre pas les « atrocités » commises contre le peuple d’Afrin et ont précisé qu’il était « une déformation des évènements dans la région ».

On estime que plus de 170 000 personnes ont été contraintes à l’exil depuis l’invasion militaire de la Turquie. Nombre d’entre elles vivent dans des camps où l’aide fournie demeure très insuffisante.

En février, les forces turques ont été accusées de lancer des attaques chimiques contre des populations civiles alors que leurs alliés jihadistes de l’Armée syrienne libre sont suspectés d’avoir procédé à des décapitations et des exécutions extra-judiciaires.

Le CDS a expliqué comment, avant l’agression de la Turquie, Afrin « était un exemple d’une solution à la guerre en Syrie, avec son auto-administration civile et démocratique. Un lieu où les peuples vivaient ensemble dans la paix. »

Il a en outre vivement critiqué M. de Mistura pour ne pas avoir démontré qu’Afrin « avait été convertie en un vaste centre de pillage par les gangs de l’État turc qui ont été recrutés dans les rangs de l’État islamique et du Front al-Nosra ».

« Les Nations-Unies devraient punir ceux qui sont responsables de changements démographiques et de crimes de guerre et mettre un terme à ces politiques » s’est insurgé le Conseil démocratique syrien avant de prévenir qu’aucune discussion ou négociation concernant la Syrie ne déboucherait sur un accord satisfaisant sans sa participation.

https://www.morningstaronline.co.uk/

 

 

30/06/2018

Communiqué de presse du commandement général des Unités de Protection du Peuple (YPG)

Nos forces continuent de prendre pour cible les éléments de l’armée d’invasion turque ainsi que ses mercenaires au cours de plusieurs actions à Afrin dans le cadre de la seconde phase de l’opération “Âge de la Résistance”.

Le 24 juin, un mercenaire du groupe Failaq al-Sham a été tué par nos combattants sur la route entre les villages de Dewa et Tell Salûr, dans le district de Jinderes.

Le 25 juin, nos unités ont mené une autre opération ciblant Failaq al-Sham dans le village de Amara, dans le district de Mabata. Au cours de l’attaque, cinq mercenaires ont été abattus et un véhicule militaire a été détruit.

En prenant en compte ces deux actions ciblées dans la province d’Afrin, le nombre des pertes de l’armée d’invasion turque et de ses mercenaires s’élève désormais à 2491.

« Nous libèrerons Afrin en mémoire de Zilan, Avista et Barin »

Des milliers de personnes originaires des cantons d’Afrin et d’al-Shahba ont manifesté samedi 30 juin. Réunies sous le slogan “les femmes se révoltent pour Afrin” à l’occasion du 22eme anniversaire du martyr de la combattante Zilan, dont le vrai nom est Zeynep Kinaci, les participants ont dénoncé les pratiques de l’occupant turc et de ses mercenaires à Afrin.

Le Kongra-Star a organisé la manifestation à laquelle ont participé des milliers de personnes ainsi que tous les membres des institutions civiles des cantons d’Afrin et d’al-Shahba. Toutes les composantes de la population d’Afrin, aussi bien kurde, qu’arabe ou turkmène, ont participé à la manifestation en chantant des slogans condamnant l’occupation turque à Afrin.

La manifestation a été lancée à partir du terrain de jeu du village de Tell Shaeer où de nombreux chants saluant la résistance de la martyre Zilan et l’opération « Âge de la Résistance » à Afrin ont retenti.

Après avoir défilé dans les rues de Tell Shaeer, les manifestants, dont de très nombreuses femmes, se sont dirigés vers le village de Babens dans le district de Fafin. À leur arrivée, ils ont observé une minute de silence. Un discours a ensuite été prononcé au nom de la coordination du Kongra-Star par Zilan Khebat : « nous sommes les camarades du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan et nous suivons son idéologie d’une démocratie libre et sa philosophie. Pour avoir répandu cette libre pensée, des centaines de femmes ont payé le prix du sacrifice et mené des opérations de guérilla. Nous promettons de suivre les pas de tous les combattants de la liberté ».                       

                      http://www.hawarnews.com/en/

 

 

02/07/2018

L’État islamique a vendu du pétrole au régime syrien et à la Turquie selon l’un de ses commandant

Un commandant de l’État islamique (EI) emprisonné en Syrie du Nord affirme que l’EI a vendu du gaz et du pétrole au régime syrien et à la Turquie durant les trois ans de son occupation en Syrie et en Irak.

Dans une interview exclusive de Kurdistan24, Razeek Radeek Maksimo, commandant de l’État islamique originaire d’Azerbaïdjan, a commenté son séjour au sein de l’EI avant son arrestation par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

Bien qu’il ait dans un premier temps affirmé n’avoir été responsable que de quelques check-points, les informations recueillies auprès des autorités de Syrie du Nord indiquent qu’il était un commandant de premier plan à la tête de l’une des institutions stratégiques de l’EI à Rakka. Il a également occupé les mêmes fonctions dans la ville de Mayadin, dans le gouvernorat de Deir ez-Zor (est-syrien).

« Les nouvelles du califat se répandaient rapidement à travers les médias du monde entier et la plupart de nos militants sont entrés en Syrie [guidés] par des communications téléphoniques » a-t-il affirmé. « J’ai contacté des amis et voyagé jusqu’à Istanbul et je suis passé en Syrie le même jour ».

Razeek Radeek Maksimo a refusé de spécifier où, quand et comment il avait été arrêté. Il a cependant évoqué le commerce auquel s’est livré l’EI et « l’injustice » dont il a souffert après avoir été repris en train d’essayer de fuir les rangs de l’État islamique. Il a déclaré avoir été arrêté par la Hisbah, l’appareil de sécurité de l’organisation jihadiste après avoir été soupçonné par ses services de planifier sa fuite. « Le peuple, sous le joug de l’EI, a subi beaucoup d’injustices et d’oppression. C’est pourquoi j’ai organisé ma fuite mais j’ai échoué » a-t-il dit. « Les gens qui tentaient de préparer leur défection pouvaient être tués par l’EI, s’ils étaient découverts ».

Relations avec la Turquie et le régime syrien

Concernant les accords passés entre l’EI, la Turquie et le régime syrien, Razeek Radeek Maksimo a déclaré que les relations entre les trois parties étaient compliquées mais qu’il y avait des communications entre elles. « Le pétrole et le gaz produits par l’État islamique étaient vendus à la Turquie et au régime syrien » a-t-il assuré. « Le pétrole vendu à la Turquie l’était par l’intermédiaire de l’Armée syrienne libre ».

Combattre contre les Kurdes

Razeek Radeek Maksimo a décrit les combats contre les Kurdes comme « extrêmement difficiles », et souligné que les bombardements de la coalition internationale leur avaient fait « beaucoup » de mal tout au long de cette interminable guerre. Sans le soutien aérien, il pense que l’EI aurait « résisté plus longtemps », ajoutant que la bataille la plus difficile a été celle de Kobanê, ville kurde de Syrie adossée à la frontière turque. « Le plus grand défi et problème auquel nous avons fait face, surtout à Kobanê, étaient les bombardements aériens ».

Dans son combat contre les Kurdes, l’ancien commandant de l’EI affirme que l’organisation jihadiste utilisait les attaques-suicides dans le but de promouvoir sa propagande. Ceux qui exécutaient ces attaques avaient subi un lavage de cerveau. « Les bombes humaines étaient intensivement entraînées et endoctrinées. Les vidéos de ces explosions étaient constamment transmises et montrées aux jeunes pour leur apprendre à faire la même chose ».

Les FDS ont capturé des dizaines de commandants et combattants de l’EI ces trois dernières années. Alors que l’État islamique continue à reculer et à subir des défaites, notamment depuis la perte majeure de Rakka en octobre dernier, le sort des prisonniers reste flou. Concernant le combattants étrangers, les autorités locales de Syrie du Nord ne sont pas en mesure de savoir si les pays dont ils proviennent vont les rapatrier pour être jugés ou s’ils vont continuer à ne pas les reconnaître comme étant leurs citoyens.

http://www.kurdistan24.net/en

 

Plusieurs dizaines de hameaux et villages libérés par les FDS

Après des affrontements avec l’État islamique (EI), les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont libéré plusieurs dizaines de hameaux et villages de la domination de l’EI dans le sud de la localité stratégique d’al-Deshisha.

Les combattants des FDS qui participent à l’opération militaire “Tempête de la Djéziré” continuent leur progression dans le sud-est de la région de Hassaké après avoir libéré al-Deshisha. Une nouvelle partie de la frontière irako-syrienne a été débarrassée des mercenaires de l’EI. Ces deux derniers jours, les Forces démocratiques syriennes ont ainsi libéré des dizaines de hameaux et localités. Beaucoup de familles y étaient utilisées comme boucliers humains par l’organisation terroriste.

Celle-ci contrôle toujours une zone désertique dans l’arrière-pays de Deir ez-Zor et une autre d’une centaine de kilomètres le long de la frontière entre la Syrie et l’Irak. C’est dans cette deuxième zone que les FDS combattent actuellement afin de reprendre le contrôle total de la frontière au nord de l’Euphrate.

Membre des FDS, Alaa Mohammed al-Jassem affirme que « cette campagne militaire continuera jusqu’à ce que la frontière irako-syrienne soit sûre. Jusqu’à présent, nous avons libéré des dizaines de villages des mercenaires de l’État islamique. Le but de notre campagne est de sauver cette région des mains de l’EI et de son terrorisme. Peu importe où sont les terroristes, nous sommes là aussi ».

http://www.hawarnews.com/en/

Syrie : deux sénateurs américains à Manbij après des tensions avec la Turquie

Deux sénateurs américains se sont rendus lundi à Manbij, dans le nord de la Syrie, où des négociations entre les Etats-Unis et la Turquie ont permis de réduire les tensions liées à la présence de combattants kurdes dans la ville.

A plusieurs reprises, les autorités turques ont menacé de lancer une offensive contre Manbij et la milice kurde des Unités de Protection du Peuple (YPG), alors que la ville accueille aussi des forces américaines et françaises.
La milice kurde, allié crucial des Etats-Unis dans la lutte antijihadiste, est considérée comme un groupe “terroriste” par Ankara. Mais les efforts diplomatiques entre Washington et Ankara, deux alliés au sein de l’OTAN, ont permis l’adoption début juin d’une feuille de route afin de réduire les tensions. Dans la foulée, les forces turques ont commencé à patrouiller aux alentours de la ville, tandis que les YPG ont annoncé le “retrait” de Manbij de leurs derniers “conseillers militaires”.

Lundi, Lindsey Graham, républicain de l’Etat américain de Caroline du sud, et Jeanne Shaheen, démocrate du New Hampshire, ont effectué une visite dans la ville avec des membres du Conseil militaire de Manbij. “Le but de la visite était d’évaluer la situation sécuritaire à Manbij”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du Conseil militaire de Manbij, Sherfan Darwish.

Le Conseil est lié aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes qui a délogé le groupe jihadiste Etat islamique (EI) de Manbij en 2016, avec l’aide de la coalition internationale emmenée par Washington.

Le sénateur Graham a souligné l’importance du maintien de la présence américaine lors d’une rencontre avec des commandants du Conseil militaire de Manbij, selon une vidéo publiée lundi par un site internet lié aux FDS.
“Je vais dire au président (Donald) Trump qu’il est important que nous restions ici pour vous aider. Vous êtes des amis des Etats-Unis et si nous partons, ce sera terrible”, a affirmé le sénateur.

Trump a indiqué par le passé qu’il souhaitait un retrait des forces américaines engagées en Syrie, mais son état-major a insisté à maintes reprises sur leur maintien pour empêcher une résurgence de l’EI.

 

03/07/2018

Fusillades entre milices pro-turques au sujet du partage des pillages

Des affrontements ont éclaté entre deux groupes de mercenaires affiliés à l’armée d’occupation turque à Afrin. Le contentieux est lié au partage des biens volés à la population locale. Une mine posée par l’un de ces groupes a explosé à proximité de l’hôpital d’Afrin.

Une source locale a affirmé au correspondant de l’agence de presse Hawar à Afrin que des affrontements ont eu lieu entre deux factions soutenues par l’armée d’occupation turque la nuit passée. L’objet du conflit concerne le partage de biens pillés à proximité de l’école primaire Salek al-Ali, dans le quartier d’Ashrafiyeh, à Afrin.

Les mercenaires ont ouvert le feu en pleine rue sans tenir compte de la présence de civils dans le voisinage. Le témoignage recueilli ajoute par ailleurs que les pillages et actes de vandalisme se poursuivent jour et nuit. « Quiconque quitte sa maison la retrouve complètement pillée à son retour ».

Une autre source a déclaré qu’une mine avait explosé vers minuit aux alentours de l’hôpital d’Afrin, détruit par l’armée turque lors de son invasion. Aucune information n’a filtré concernant les dommages humains ou matériels causés par la détonation.

Cette source assure que le centre du canton d’Afrin a été placé en état d’alerte par l’armée d’occupation turque, la brigade Ahrar al-Sharqiya, la police locale et la police militaire après l’explosion.

http://www.hawarnews.com/en/#

Syrie : HRW lance un appel à l’aide pour exhumer les charniers à Rakka, ex-fief de l’EI

AFP/Archives / Delil Souleiman. Des Syriens recouvrent les corps découverts dans un charnier, le 23 avril 2018 à Rakka.

Les équipes chargées d’exhumer les corps retrouvés dans des charniers à Rakka, ex-capitale de facto du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, ont besoin d’une assistance internationale pour identifier les centaines de morts et préserver les preuves de possibles crimes, a averti mardi HRW.

Ces derniers mois, plusieurs fosses communes contenant des dizaines de corps ont été retrouvées dans la ville de Rakka (nord) mais aussi dans sa province, où les jihadistes avaient semé la terreur et multiplié les exactions avant d’être chassés au terme de batailles meurtrières.

Human Rights Watch (HRW) indique que neuf fosses communes au moins ont été retrouvées dans la ville de Rakka, « chacune contenant des dizaines, si ce n’est des centaines de corps », soulignant la « tâche monumentale » que constitue l’exhumation et l’identification des corps.

« Les organisations internationales avec une expertise médico-légale devraient fournir une assistance technique, notamment en envoyant des experts », plaide l’organisation internationale basée à New York.

HRW en appelle à la communauté internationale, notamment les Etats-Unis, pour aider les autorités locales « à développer et maintenir un système plus précis pour conserver les informations concernant les personnes disparues et identifier les restes exhumés ».

« Identifier les personnes disparues et préserver les preuves pour d’éventuelles poursuites judiciaires va avoir des implications pour la justice dans toute la Syrie », souligne l’ONG.

« Sans l’assistance technique adéquate, les exhumations pourraient ne pas apporter de réponses aux familles qui sont dans l’attente, et pourraient endommager ou détruire les preuves cruciales pour les futurs efforts de justice », met-elle en garde.

L’ONG donne l’exemple d’un charnier découvert en avril sous un terrain de foot, tout près d’un hôpital où les jihadistes s’étaient retranchés avant de perdre la bataille de Rakka. Cette fosse commune contenait 553 corps, souligne l’ONG qui avait envoyé une équipe sur le terrain pour suivre le travail des volontaires chargés de déterrer les morts.

Après une montée en puissance en Irak et en Syrie en 2014, l’EI a été laminé par de multiples offensives. Il a perdu son bastion de Rakka en octobre 2017 face à une force de combattants arabes et kurdes de Syrie soutenue par les raids aériens de la coalition internationale emmenée par Washington.

Citant les volontaires chargés des opérations, HRW indique que les corps retrouvés sous le terrain de foot -des femmes, des hommes et des enfants- appartenaient à « des victimes de frappes aériennes, mais aussi des combattants de l’EI, et possiblement des patients de l’hôpital ».

« Mais le manque d’équipements techniques et d’expertise médico-légale, combiné au fait que sept mois au moins étaient passés depuis les enterrements, ont rendu le processus d’identification imprécis » et donné lieu à des erreurs, déplore HRW.

https://www.afp.com/fr

Les femmes de Manbij développent leur propre économie

Les femmes de Manbij et des zones rurales aux alentours s’attèlent à développer tous les aspects de leur vie, notamment économique, un pas en avant vers l’autonomie.

Le comité des femmes de Manbij à ouvert le 20 novembre 2017 le Centre économique des femmes pour la ville et ses environs. L’idée est la suivante : le développement économique des femmes permet à celles-ci de gagner en pouvoir et donc, en émancipation. L’inauguration du Centre a été le point de départ pour lancer de nombreux projets et ainsi mettre en avant le rôle de la femme dans la sphère économique et confirmer qu’elle est capable de réussir dans le monde du travail, à tous les niveaux.

Il est normal pour les femmes de se saisir de leurs droits économiques et sociaux et d’être au cœur du management de la stratégie économique féminine. Car elles sont à la base de la formation de toute société. Depuis l’ouverture du Centre économique des femmes, deux projets ont vu le jour.

Appelé “al-Rabei”, un restaurant exclusivement féminin dans l’ensemble de son fonctionnement a ouvert ses portes le 6 mars 2018. Pour les femmes de la ville de Manbij, il s’agit d’un premier pas dans le processus de développement économique. Cela prouve également les capacités qu’ont les femmes à travailler dans n’importe quel domaine de compétence et leur habilité à prendre le contrôle dans le monde du travail.

Deux semaines plus tard (le 23 mars), une ferme avicole débute ses activités, toujours à l’initiative du Centre économique des femmes de Manbij. Des dizaines d’emplois ont ainsi été créés pour les femmes de la région. Mais pas seulement. Aisha Haj Mahmoud y travaille, avec son mari : « ce projet nous a donné à mon mari et moi l’opportunité de travailler après une période sans-emploi ».

L’élevage contient environ 4000 volailles et, après 40 jours de travail et d’attention, elles sont prêtes à être mises sur les marchés. Un vétérinaire spécialisé s’assure du suivi et de la bonne santé des animaux. L’alimentation est régulière et la distribution en eau continue.

La principale difficulté selon Aisha dans la ferme sont les hautes températures nécessitant une ventilation constante, mais « le taux de mortalité parmi les volailles est bas, nous avons ce qu’il faut en médicaments pour nous occuper d’elles en cas de besoin, ce qui rend le projet encore plus fructueux ».

« Nous avons pour but de développer d’autres projets qui renforcent l’économie des communautés et conduisent à l’auto-suffisance dans le pays. Ces projets sont aussi des opportunités pour les travailleurs de trouver un emploi » ajoute Aisha. « En rendant concrets ces deux premiers projets, nous prouvons que les femmes ont une force de caractère leur permettant de se développer elles-mêmes dans la gestion et la réalisation de projets. »

http://www.hawarnews.com/en/

04/07/2018

Début des travaux pour l’extension du réseau d’assainissement à Kobanê

L’administration locale du canton de Kobanê a lancé les plus grands travaux jusque-là jamais réalisés dans la région pour l’extension du réseau d’assainissement des eaux.

En prévision de la construction future de logements au sud du centre-ville de Kobanê, l’administration locale a débuté le 10 juin dernier l’extension du réseau d’assainissement des eaux de la ville. 500 mètres de canalisations de drainage ont déjà été posés en 24 jours sur les 1200 mètres prévus par le projet selon les superviseurs des travaux.

La nature du terrain, difficile à creuser, ne facilite pas la tâche des travailleurs qui manquent d’engins mécaniques pour accélérer l’allure des travaux. Le projet prévoit en outre la construction de 35 bouches d’évacuation afin d’éviter l’accumulation des eaux de pluie dans la zone et dans la ville. Jusqu’à présent, la formation de torrents dans les rues et les inondations consécutives à de fortes averses ont engendré d’importants dégâts dans la ville et chez les habitants, ainsi que les décès tragiques de deux enfants par noyade.

Ces deux derniers mois ont vu de fortes pluies d’été s’abattre sur Kobanê. De nombreux quartiers ont été inondés, les rues se sont transformées en rivières déchaînées. Les autorités locales ne sont pas en mesure de fournir une réponse à la hauteur du problème à cause de leurs moyens limités, tant matériels que financiers.

L’évacuation des eaux et l’assainissement ne sont pas les seuls travaux engagés par l’Assemblée de communes de Kobanê et les communes de quartiers. Afin d’entretenir et d’améliorer les routes et les rues en mauvais état, des travaux d’asphaltage et de remplissage des crevasses et nids-de-poule sont également menés.

En parallèle, les employés de l’Assemblée des communes (l’équivalent des municipalités) nettoient les rues, arrosent arbres et plantes et donnent un coup de peinture fraîche au trottoir pour rendre la ville plus élégante et agréable à vivre.

http://www.hawarnews.com/en/

 

Bien à vous, Salutations

Tev-Dem, Centre des Relations Diplomatiques

 4 Juillet 2018

PARTAGER