Grand concert final

28 mai

8h – Salle Gaveau, Paris

Le festival est couronné par un grand concert réunissant des artistes kurdes confirmés et réputés issus de diverses traditions musicales.

Şivan Perwer est considéré comme le plus célèbre chanteur/compositeur kurde de son temps. Les

Şivan Perwer est considéré comme le plus célèbre chanteur/compositeur kurde de son temps. 

Les chansons de l’artiste à la voix légendaire ont été longtemps interdites en Irak, Syrie et Turquie parce qu’en langue kurde. Autrefois, ses cassettes circulaient de main en main, malgré la répression. Le chanteur originaire de la province d’Urfa, au Nord-Kurdistan, est réfugié en Allemagne depuis 1976. C’est là qu’il a enregistré son premier album officiel de chansons traditionnelles kurdes. 

Fort d’une carrière de plus de quarante ans, Şivan est lauréat de plusieurs prix internationaux. Il a mis en musique et interprété de nombreux poèmes du célèbre poète kurde Cigerxwîn mort en 1984. À l’époque, ce dernier désignait Şivan comme étant « la voix de sa poésie ».

Ayfer Düzdas a commencé sa carrière musicale en 1997 avec Vengê Sodirî, un groupe qui fait de la musique en kurmanckî (ou zaza, un dialecte kurde), avant de rejoindre le groupe Koma Asmin composé de 11 femmes. Entre 2000 et 2011, elle a participé, au sein du Centre culturel de Mésopotamie,  à la réalisation de trois albums de musique regroupant les chansons traditionnelles de différentes régions du Kurdistan.

L’album « Leylan » sorti en 2008 est son premier travail en solo. En 2017, elle a sorti son troisième album, “les mélodies kurdes alévies, du Khorasan à Çorum.

Farqîn Azad est né dans un village de la province de Diyarbakir en 1965. Dès son plus jeune âge, il est influencé par les chanteurs de la région. Après le putsch de 1980 en Turquie, la famille de Farqîn est contrainte de migrer dans les métropoles turques. Pour des raisons économiques, l’adolescent est obligé de faire des petits boulots. En 1989, il fonde avec quelques amis un groupe de musique kurde, “Koma Serdilan”.

En 1991, l’interdiction de la langue kurde est levée, ce qui permet à Farqîn de sortir sa première cassette. La même année, il intègre le Centre culturel de Mésopotamie (MKM) qui vient d’être fondé à Istanbul. L’année suivante, il retourne à Diyarbakir où il participe à la fondation du MKM local en 1993. Il intègre ensuite le groupe “Koma Azad” qui sortira plusieurs albums et donnera de nombreux concerts en Europe. Réfugié en France depuis quelques années, Farqin poursuit ses activités au sein de l’association Arts et Culture du Kurdistan (ACK) à Paris.

Issu d’une famille originaire du Nord-Kurdistan (Turquie), Diyar Mehrovî est né au sud du Kurdistan (Irak). Dépourvu de nationalité et de papiers d’identité jusqu’à l’âge de 26 ans, c’est dans la musique que l’artiste kurde a cherché et trouvé son identité.

Aujourd’hui Réfugié en France, le jeune musicien se consacre pleinement à sa vocation artistique. Son répertoire est concentré sur la tradition musicale de la région dite de Botan. Il se dit fier de contribuer à la renaissance de cette musique aux accents vocaux si particuliers.