Nous commémorons aujourd’hui, avec tristesse et colère, le génocide yézidi perpétré le 3 août 2014 par l’organisation terroriste État islamique à Shengal. 

Nous n’oublions pas que le retrait des Peshmergas du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) qui a laissé la population de Shengal sans défense face à la terreur de l’État islamique (EI) est la principale cause de ce génocide.

Le 3 août 2014, l’humanité a été témoin de l’un des génocides les plus atroces du 21e siècle, lorsque les hordes de l’EI ont envahi la ville yézédie de Shengal, mettant la région à feu et à sang. 

Des milliers de yézidis ont été massacrés dans des exécutions de masse, et des milliers de femmes et de filles ont été enlevées et réduites en esclaves sexuelles pendant ce génocide.

Seuls les guérilléros du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) ont opposé une résistance face à l’invasion barbare de l’EI. Ils ont ainsi empêché le pire, permettant à des centaines de milliers de personnes d’échapper au génocide. 

C’est grâce à cette résistance acharnée que l’État islamique a été déraciné de cette région. 

Au lendemain de la libération de Shengal, les yézidis ont créé leurs propres forces d’auto-défense et mis en place une administration autonome, comme dans le nord et l’est de la Syrie, fondée sur la gouvernance démocratique, populaire et sur la parité hommes-femmes.

La communauté yézidie demande aujourd’hui la reconnaissance de l’administration autonome de Shengal, ainsi que ses forces d’auto-défense qui protègent la région contre l’insécurité et les attaques. 

Parce que reconnaître l’autonomie de Shengal est le seul moyen d’empêcher que l’horreur se reproduise, le Conseil démocratique kurde en France s’associe aux revendications de la population yézidie et demande à la France et au Président de la République d’entendre cette communauté qui a tant souffert et de répondre à ses demandes. 

Nous appelons par ailleurs l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives à œuvrer pour la reconnaissance de l’administration autonome de Shengal. 

Enfin, nous appelons les parlementaires et les défenseurs des droits humains à œuvrer pour que la France reconnaisse le massacre des yézidis en tant que Génocide.