Depuis plusieurs années, la diaspora kurde en France est régulièrement visée par des attaques et menaces provenant des milieux islamo-fascistes turcs qui prolifèrent en Europe. Alors que l’assassinat à Paris le 9 janvier 2013 de trois militantes kurdes par les services secrets turcs (MIT) a laissé une marque indélébile dans la mémoire du peuple kurde, les associations kurdes en Europe, leurs dirigeants et adhérents, ainsi que les organisations et personnes qui militent en faveur de la cause kurde subissent sans cesse attaques, menaces, actes racistes et pressions en tous genres.

On se souvient ainsi de l’incendie, il y a deux ans, des locaux du Centre démocratique du Kurdistan à Saint-Herblain, près de Nantes, et des actes de vandalisme contre d’autres associations kurdes en France, notamment à Ris-Orangis, dans l’Essonne.

Ces actes anti-kurdes visent aussi les commerces. Rappelons que le mois dernier, le restaurant kurde Mala Bavo a vu sa façade recouverte de tags racistes appelant explicitement à un génocide contre les Kurdes où qu’ils se trouvent.

Par ailleurs, de nombreux événements en relation avec les Kurdes ont été annulés ou interdits par les autorités françaises suite aux menaces et pressions provenant des groupes islamo-fascistes turcs Pour ne donner que des exemples récents, le 14 mars dernier, une table de presse tenue au sein de l’Université de Strasbourg pour sensibiliser sur le mouvement de grève de la faim visant à rompre l’isolement du leader kurde Öcalan a été interdite par la direction de l’université qui a cédé aux pressions exercées par un groupe d’étudiants islamo-fascistes turcs particulièrement agressifs à l’égard des militantes kurdes qui tenaient le stand.

Quelques jours auparavant, le 8 mars, une réunion sur le Rojava et la lutte des femmes a dû être annulée par ses organisateurs à la demande de la préfecture à Châtillon sur Chalaronne, près de Lyon , encore sous la pression d’un groupe de Turcs menaçants attroupés à l’entrée de la salle.

De même que le triple assassinat des militantes kurdes n’a jamais abouti à un procès, faute de volonté politique de la France de faire la lumière sur cette affaire, les plaintes déposées par les associations et personnes victimes d’attaques et de menaces n’ont jamais été suivies d’effet.
En dernier lieu, un acte de vandalisme a été commis dans la nuit du 6 au 7 avril contre le Centre démocratique du Kurdistan d’Arnouville (CDK-Arnouville, 95), causant des dégâts importants aux locaux et aux biens de l’association.

Nous condamnons fortement cette attaque anti-kurde manifestement commise par les milieux islamo-fascistes pro-Erdogan et nous associons à l’appel du CDK-Arnouville exhortant les autorités françaises à mettre tout en œuvre pour identifier, juger et condamner les auteurs de cet acte ignoble. Cela est indispensable pour mettre fin à l’insécurité croissante menaçant la diaspora kurde en France.