Diyarbakir, Mardin et Van, ces trois villes importantes du sud-est de la Turquie avaient élu démocratiquement leur maire respectivement Adnan Selçuk Mizrakli, Ahmet Türk et Bedia Üzgökçe Ertan à une large majorité le 31 mars dernier.

Pourtant, c’est avec stupéfaction et consternation que nous avons appris que ces élus du HDP (Parti démocratique des peuples) ont été démis arbitrairement de leurs fonctions par le ministère de l’Intérieur turc et sont désormais remplacés par des administrateurs nommés par le Ministère de l’intérieur.

Déjà aux municipales de 2014, le parti pro-kurde avait remporté 102 municipalités et s’était vu écarté de 95 d’entre elles par le même procédé.

Ces nouvelles destitutions se sont accompagnées d’un vaste mouvement d’arrestations et de détentions de plus 400 personnes.

Ces atteintes aux libertés et dérives autoritaires visant à priver la population kurde de Turquie de ses représentants démocratiquement élus ne peuvent être acceptées.

La volonté politique du peuple kurde ne peut être ignorée et réduite au silence par desti- tutions et répressions.

J’appelle l’Etat Turc au respect des droits fondamentaux et je réitère mon soutien plein et entier à la communauté kurde et à tous ceux qui luttent pour la liberté, la démocratie et la paix en Turquie.

Villiers-le-Bel, le 21 août 2019

Jean-Louis Marsac
Maire de Villiers-le-Bel