Vendredi 30 juillet, 7 Kurdes membres d’une même famille ont été lâchement assassinés dans leur maison par un groupe ultranationaliste turc dans la province de Konya, en Turquie. 

Originaire de la région de Kars, la famille Dedeogullari vivait depuis plus de 20 ans dans le district de Meram, à Konya. Elle avait été victime d’une première agression en mai 2021 par une foule d’individus armés de couteaux, de pierres et de bâtons, qui proférait des menaces telles que « Nous sommes des nationalistes. Nous ne vous permettrons pas de vivre ici ». Cinq personnes avaient été arrêtées en lien avec l’incident, mais toutes avaient été libérées par la suite pour « preuves insuffisantes ».

C’est ainsi que ce vendredi, une nouvelle attaque terrifiante des ultranationalistes turcs a coûté la vie à 7 membres de la famille kurde. 

L’impunité assurée par les autorités turques aux auteurs de ces attaques renforce et encourage les réseaux ultranationalistes turcs dont les passages à l’acte sont guidés par les discours haineux du gouvernement islamo-fasciste turc à l’encontre des Kurdes. 

Les violences racistes se sont multipliées au cours des derniers mois en Turquie, faisant plusieurs victimes dans différentes provinces.

Dans la province d’Izmir, une jeune militante kurde, Deniz Poyraz, a été assassinée le 17 juin lors d’une attaque armée dans les locaux du Parti démocratique des Peuples (HDP).

Moins d’un mois après, une autre attaque raciste a eu lieu à Ankara le 20 juillet. Près de 150 nationalistes turcs ont attaqué une famille kurde dont deux membres ont été gravement blessés.

Le lendemain, un kurde du nom de Hakim Dal a été assassiné lors d’une agression armée à Konya.

Le caractère raciste de ces actes n’est pas reconnu par les autorités turques qui les traitent systématiquement comme des violences liées à des simples conflits entre personnes ou familles. 

Nous condamnons cette terreur raciste qui prolifère en Turquie, encouragée et guidée par la coalition islamo-nationaliste au pouvoir.

Nous appelons les institutions et les États européens, en particulier la France, à réagir et faire pression sur le régime turc pour qu’il cesse ses provocations meurtrières et pour que les auteurs des crimes racistes soient jugés et condamnés en tant que tels. Il en va aussi de la sécurité en Europe puisque les sbires ultranationalistes d’Erdogan sévissent également contre les opposants du régime turc exilés dans les pays européens. 

Nous appelons les organisations de défense des droits humains et de lutte contre le racisme à se tenir aux côtés des Kurdes pour dénoncer la politique d’incitation à la haine du régime d’Erdogan et les violences racistes qui en découlent.